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Free se voit attribuer la quatrième licence Mobile

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Après le marathon du dépôt de sa candidature, le nouvel opérateur mobile va devoir rentré dans le vif du sujet. Il dispose de dix huit mois pour créer le premier tronçon de son réseau. La commercialisation de l’offre est prévue à l’horizon 2012.

Les dirigeants d’Iliad ont réussi leur examen de passage devant l’Arcep. Leur dossier Free Mobile a obtenu 382 points sur 500 : une bonne note qui a permis de décrocher la 4ème licence mobile. Sur les neuf critères de sélection fixés par l’Autorité de régulation, toutes les notes s’affichent au dessus de la moyenne (voir tableau).

Diplôme sous le bras, le plus dur dur reste à faire pour l’élève Free Mobile : affronter la réalité d’un marché bien verrouillé par ses trois concurrents (avec 3/4 des clients liés par un abonnement ) et tenir ses promesses de diviser la facture mobile des français par deux – sur une base de 2000 euros par an pour un foyer avec trois abonnements.

Calendrier serré

Son challenge : respecter le calendrier fixé par l’Arcep en matière de déploiement du réseau. Première étape : Free Mobile dispose de dix huit mois pour couvrir au minimum 25 % de la population  avec la téléphonie, la messagerie, l’accès à Internet et un service de transmission de données. Une condition sine qua non pour nouer des accords d’itinérance avec les autres opérateurs lui permettant de proposer ses offres sur tout le territoire et d’attaquer la deuxième étape qui l’oblige à une couverture de 80 % en huit ans.

Si Free affirme qu’il est largement en mesure de financer les1,3 milliard d’investissement pour construire son réseau, il reste prudent sur le lancement commercial de ses offres. « Même si la licence nous sera attribuée dans les prochains jours, l’offre n’arrivera sur le marché que dans deux ans environ, vers 2012,  puisqu’il faut construire le réseau » a indiqué Maxime Lombardini, directeur général d’Iliad-Free.

2000 points hauts

Pour la première étape, le nouvel entrant doit trouver 2 000 points hauts pour installer ses antennes relais. D’intenses négociations vont s’engager avec des acteurs comme la SNCF, EDF ou TDF qui disposent d’emplacements. Et pour construire un réseau national, il faudra en implanter au moins 12 000. Un chantier qui risque de froisser une population de moins en moins bien disposée à l’égard des rayonnements électro-magnétiques.

Le calendrier est difficile. D’ailleurs, les opérateurs en place sont en retard sur leurs engagements. Orange et SFR devaient à fin août dernier couvrir entre 98% et 99% de la population avec leurs réseaux 3G. On en est loin. En août 2009, SFR couvrait près de 80 % de la population en 3G, Orange de son côté couvrait 83 % de la population française à la fin septembre.

Autre défi : la conquête commerciale. Après l »air de  » on va secouer le marché » claironné au moment de la candidature, la prudence est de rigueur. Free Mobile va-t-il innover sur le marché ?  » Cela va beaucoup dépendre de la façon dont nos concurrents vont se comporter avec nous. » répond aujourd’hui  Maxime Lombardini au Point.fr.

Pour les analystes que ZDNet.fr a interrogé, l’opérateur semble dispose d’atouts en main mais le chemin sera semé d’embûches.

« Ils peuvent jouer sur deux tableaux, celui des prix et celui des offres pour séduire leur base de clients. Mais ils ne se lanceront pas dans une guerre des prix immédiatement. Le défi est d’abord de convertir une part importante de leur parc avec une offre novatrice », avance Thomas Husson de Forrester.

Par Zdnet France

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